Recherche par lecteur : Marie-Elisabeth Landais
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Dans les coulisses du monde: du Rwanda à la guerre d'Irak, un grand négociateur révèle le dessous des cartes
La Sablière, Jean-Marc de
Lu par : Elisabeth Duclert
Durée : 13h. 44min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 27956
Résumé:Mieux encore qu'un grand diplomate, Jean-Marc de La Sablière a été ce que les Américains appellent un « Deal Maker », un faiseur de paix. Dans tous les postes qu'il a occupés, qu'il s'agisse de la direction d'Afrique au Quai d'Orsay, de ses ambassades en Égypte et en Italie, de sa fonction de conseiller diplomatique auprès de Jacques Chirac et surtout de représentant de la France aux Nations unies, il a géré de nombreuses crises (Rwanda, Darfour, guerre d'Irak, Liban...) et contribué fortement à faire progresser la cause des droits de l'homme. Proche de Jacques Chirac, dont il a été un des conseillers les plus influents, il raconte la vie à l'Élysée sous la cohabitation avec la gauche, dévoile les mécanismes de décision sur les affaires internationales, brosse un portrait à la fois lucide et chaleureux de l'ancien chef de l'État, décrit les forces et les faiblesses de son entourage comme de tous les ministres des Affaires étrangères qu'il a eu à servir, d'Hubert Védrine à Alain Juppé. Il nous fait surtout vivre de l'intérieur l'incroyable bataille diplomatique qu'il a menée au sein du Conseil de sécurité, et en relation permanente avec Jacques Chirac et Dominique de Villepin, pour éviter la guerre d'Irak. Il nous livre ici un document historique de premier ordre, dans lequel on découvre aussi les coulisses des Nations unies, devenue l'instance de décision essentielle au niveau mondial, où les affrontements et les jeux d'influence entre grandes puissances et puissances émergentes peuvent conduire à des blocages ou des évolutions majeures.
Lu par : Jean-Marie Manceau
Durée : 1h. 44min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 22986
Résumé:Cachée derrière le fauteuil, Emma n'a rien vu de l'assassinat de sa mère mais a tout entendu. Rwanda, avril 1994, la folie meurtrière explose. Pas un habitant tutsi ne doit être épargné. Pourtant la fillette survit. Car la vie réserve aussi des moments de grâce, des rencontres déterminantes... L'écriture tout en pudeur de ce roman sur le drame du génocide rwandais lui donne une force magistrale.
Lu par : Marie-Eliane Moulineau
Durée : 7h. 36min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 27572
Résumé:En 2004 en Afrique du Sud, sur ordre de Zero, son père, le jeune Jero quitte sa vie de poète et d'étudiant au Cap pour aller vendre des souvenirs aux touristes dans la ville côtière d'Hermanus. Il y fait la rencontre de Buyu, un jeune Tanzanien, mais aussi celle de Jabulani, professeur qui après avoir fui le Zimbabwe a été réduit en esclavage quelques mois dans une plantation de marijuana.
Lu par : Marie-Claude de Crécy
Durée : 7h. 21min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 24611
Résumé:Un thriller qui n'est pas sans évoquer Le Maître et Marguerite de Mikhail Boulgakov. « Le Christ recolle l’oreille du soldat mutilé et avertit son disciple : celui qui use du glaive périra par le glaive. Cela lui avait toujours semblé absurde : le pêcheur du lac de Tibériade n’avait pas de raison de porter un glaive. Un couteau, en revanche, c’est plausible. Il reste que saint Pierre est mort crucifié, et non par le glaive. Une prophétie du Christ non avérée, cela fait désordre. » Parce qu’une faute de l’archange Cassiel empêcha jadis cette prophétie de se réaliser, celui-ci fut condamné à errer en silence parmi les hommes jusqu’à ce que le glaive retrouve son fourreau, jusqu’à ce que le cycle de la violence prenne fin – et que l’expérience humaine parvienne à son terme. Sa route va finir par croiser celle de Pierre, un jeune noble révolté pris dans l’exaltation du Paris d’après-Commune. Là, alors même que l’Histoire – à moins que ce ne soit le baron Teragon, l’adversaire diabolique de Cassiel – décide du régime à venir de la France, et plus encore, Pierre va devoir choisir qui écouter, de l’ange des larmes ou du démon, pour accomplir sa destinée…
Lu par : Elisabeth Duclert
Durée : 9h. 22min.
Genre littéraire : Sciences/technologie
Numéro du livre : 24500
Résumé:Cet ouvrage de la primatologue Emmanuelle Grundmann se lit comme un polar. Des déserts aux hautes montagnes en passant par les luxuriantes forêts tropicales, nous parcourons la planète en tous sens sur les traces du plus grand assassin de tous les temps: Homo sapiens rebaptisé Homo predatus. On nous décrit avec minutie l'holocauste des grands pingouins qui vivaient dans toute l'Europe jusqu'en 1844, année où le dernier couple fut étranglé par un trafiquant nommé Carl Siemens. Le livre apporte les preuves que l'homme est le responsable, souvent direct, sinon indirect, de l'extinction depuis trois siècles de 1 458 espèces, dont 55% animales. Surpopulation, pollution, déforestation, réchauffement climatique, l'auteur présente toutes les causes du choc écologique majeur vers lequel nous nous dirigeons si nous ne changeons pas le scénario. Dans les derniers chapitres, Emmanuelle Grundmann nous donne des raisons d'espérer que le changement est encore possible, à condition de mettre rapidement en place des solutions durables aux problèmes auxquels l'homme est confronté. L'auteur emploie un style très imagé qui rend la lecture agréable. De plus, la journaliste et primatologue sait restituer avec talent ses expériences de la nature acquises en reportage, notamment chez les pygmées Baka d'Otoumkang et en Amazonie, ce qui empêche le découragement de nous gagner à la lecture des multiples constats catastrophiques dressés dans le livre.
Lu par : Marie-Françoise Auger
Durée : 8h. 38min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 23173
Résumé:De retour à Quimper après une longue convalescence, le commissaire Fabien me confie une bien étrange mission : rencontrer un magnat du commerce qui aurait des ennuis. Le genre de job que j'affectionne, comme vous le savez. Mais voilà, ce.Monsieur m'est recommandé par un ponte de la place Beauvau, l'ineffable commissaire Mervent, devenu bras droit du ministre de l'Intérieur. Pour faire preuve de bonne volonté, car Mervent m'a rendu un signalé service lors d'une précédente enquête, je décide de rendre visite à monsieur Pinchard en son domicile de Landévennec. Celui-ci me révèle que son fils Matthieu, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le meurtre «le son meilleur ami et en fuite depuis sa condamnation, vient d'être retrouvé. Où s'était-il caché pendant ces quinze ans ? Tout simplement à quelques encablures du domicile de son père, au monastère de Landévennec où il était connu sous le nom de «Frère Grégoire». Tout est rocambolesque dans cette histoire, la mort de Jacques Courtois, l'évasion de Matthieu Pinchard et même son arrestation à Brest quinze ans plus tard par le plus grand des hasards. Moi, vous me connaissez, dès qu'il y a mystère, il faut que je voie l'envers du décor.
Lu par : Marie-Thérèse Téhel
Durée : 9h. 8min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 25275
Résumé:1533 : François Ier règne sur une France déchirée. Le roi et ses trois fils sont les instruments de l'ambition de deux femmes d'exception : Anne de Pisseleu, confidente de la soeur du roi, et Diane de Poitiers, soutenue par le puissant comte de Montmorency, intime du futur Henri II. Alliances, trahisons, passions, Anne et Diane ne négligeront rien pour accroître leur influence sur les sphères royales et religieuses. Dans cette période de tumulte et de haine, deux frères : Simon et Gautier, modestes écuyers, sont les témoins privilégiés de ces enjeux qui les dépassent, mais décisifs dans l'histoire de France. Les fils de France est le second volet de la saga historique La cour des Dames.
Lu par : Marie-Eliane Moulineau
Durée : 6h.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 29533
Résumé:L'histoire d'un jeune métis de seize ans et de sa mère qui reviennent dans le village natal de celle-ci, à la campagne. C'est un choc pour les villageois et pour la famille qui n'ont jamais côtoyé de personnes de couleur. Le jeune homme sera-t-il accepté par sa famille maternelle et par son grand-père, lequel n'a jamais pardonné à sa fille ses "écarts de conduite" ?
Lu par : Elisabeth Duclert
Durée : 4h. 31min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 23827
Résumé:Gjirokastër – la « ville de pierre » au sud de l’Albanie – voit déferler les troupes allemandes qui remontent de la Grèce envahie. À leur tête, un colonel nazi qui a fait ses études en Allemagne avec un dignitaire de la ville, le docteur Gurameto. Le colonel von Schwabe retrouve avec effusion son ex-condisciple qui l’invite à dîner. Or, des maquisards ouvrent le feu sur l’avant-garde des blindés allemands . En représailles, les nazis raflent des otages parmi les habitants de la cité. Le docteur Gurameto se sent contraint durant le souper avec l’état-major allemand de convaincre le colonel de les libérer - y compris un pharmacien juif- sous peine de passer pour traître aux yeux de la population. Il obtient gain de cause. Une fois la guerre terminée et le communisme instauré, cette affaire revient sur le tapis. Au moment où dans tout le bloc communiste la paranoïa stalinienne atteint des sommets, la libération du pharmacien juif par le colonel nazi désigne Gjirokastër comme un noyau du grand complot planétaire visant à décapiter les pays socialistes… Quelle est la clé de l’énigme du fameux dîner ? Et si l’invité du docteur Gurameto n’avait été autre qu’un mort ? Brassant avec une virtuosité encore jamais atteinte balades balkaniques, chroniques de sa ville natale et charges tragi-comiques contre les dictatures défuntes (l’ottomane, la fasciste, la communiste…), Ismail Kadaré donne ici un roman qui le montre au sommet de son art.
Lu par : Anne-Marie Charles
Durée : 5h. 30min.
Genre littéraire : Nouvelle
Numéro du livre : 25086
Résumé:"Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du geste enchaîné, je lui lançai le filet sur le corps. Il le déchiqueta en moins de deux secondes. [...] Comment étais-je censé m'y prendre à partir de là? Je n'eus pas le temps de me décider. Le wombat s'approcha de moi en poussant un grognement meurtrier, avec la ferme intention d'anéantir tous les mythes sur le caractère inoffensif et herbivore des wombats." Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr "en léger surpoids", embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombat vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontée avec un art consommé du gag, dans toute leur improbable hilarité.
Lu par : Anne-Marie Charles
Durée : 20h. 3min.
Genre littéraire : Policier/épouvante
Numéro du livre : 25356
Résumé:A Dover, sur l'unique base aérienne militaire US qui reçoit les soldats morts au combat, Kay Scarpetta se forme aux techniques révolutionnaires de l'autopsie virtuelle.Elle est très vite mise à l'épreuve : un jeune homme a été trouvé mort près de chez elle, à Cambridge. Crise cardiaque, selon les premières constatations. Mais comment expliquer qu'il ait saigné après son arrivée à la morgue, sinon parce qu'il était encore vivant ? Une radiographie en 3D révèle des blessures que Scarpetta n'a jamais vues. Elle se trouve dès lors confrontée à un passé qu'elle croyait enfoui et à un dilemme plus que complexe.Déterminée à conclure avant qu'il ne soit trop tard, Dr Scarpetta utilise les techniques de pointe apprises au Havre des morts pour confirmer ses suspicions.
Lu par : Marie-Christine de Penfentenyo
Durée : 11h. 6min.
Genre littéraire : Philosophie/religion/spiritualité
Numéro du livre : 25793
Résumé:Le siège de l'Eglise catholique est un cas unique au monde : plus il cultive le secret, plus il attire la curiosité, les légendes et les rumeurs. Au terme de deux ans d'enquête dans les couloirs du Vatican, notamment auprès d'éminences qui ont bien voulu - sous le sceau du secret bien sûr - lui livrer une mine d'informations et d'anecdotes, Bernard Lecomte expose et dévoile quelques-uns des mystères du Vatican, depuis l'apparition du rival communiste en 1917 jusqu'à l'élection du dernier pape, Benoît XVI. Dans ce livre, on croise des émissaires qui intriguent chez Staline ou Franco comme au fin fond de la Suisse ; on y parle de morts insolites, de négociations diplomatiques sous le manteau, de rapports de force aussi bien dans l'Eglise qu'avec le IIIe Reich ou l'URSS - et l'on vérifiera que la fameuse formule de Staline " Le pape, combien de divisions ? " était une belle sottise tant le Vatican sait utiliser des armes secrètes.
Lu par : Anne-Marie Charles
Durée : 13h. 52min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 25489
Résumé:Vous qui entrez ici, laissez toute espérance. Ce livre est une autopsie : celle de nos sociétés saisies par la barbarie. En 2006, après des mois de coups tordus et d'opérations avortées, une petite bande de banlieue enlève un jeune homme. La rançon exigée ne correspond en rien au milieu plutôt modeste dont ce dernier est issu. Mais le choix de ses agresseurs s'est porté sur lui parce que, en tant que Juif, il est supposé riche. Séquestré vingt-quatre jours, soumis à des brutalités, il est finalement assassiné. Les auteurs de ce forfait sont chômeurs, livreurs de pizzas, lycéens, délinquants. Certains ont des enfants, d'autres sont encore mineurs. Mais la bande est soudée par cette obsession morbide : Tout, tout de suite. Morgan Sportès a reconstitué pièce par pièce leur acte de démence. Sans s'autoriser le moindre jugement, il s'attache à restituer leurs dialogues confondants d'inconscience, à retracer leur parcours de fast-foods en cybercafés, de la cave glaciale où ils retiennent leur otage aux cabines téléphoniques d'où ils vocifèrent leurs menaces, dans une guerre psychologique avec la famille de la victime au désespoir et des policiers que cette affaire, devenue hautement ´ politique, met sur les dents. Indigence intellectuelle et morale au milieu de l'indigence architecturale et culturelle : il n'y a pas de mot pour décrire l'effroyable vide que la société a laissé se creuser en son sein, et qui menace de l'aspirer tout entière. Pas de mot. Il fallait un roman. Il y a vingt ans, Morgan Sportès signait L'appât, roman dont l'adaptation au cinéma par Bertrand Tavernier reçut l'Ours d'or à Berlin.
Lu par : Marie-Claude Siegfried
Durée : 5h. 22min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 29966
Résumé:Deux jeunes femmes se rencontrent sur une plage près de Venise. Lucrèce est tisserande, elle est née en Ethiopie. Cornelia est harpiste, son fils est né d'un père éthiopien nommé Tafari. Les parents de Lucrèce ont fait le choix de quitter l'Ethiopie et de rentrer en Italie au moment de la guerre civile. Tafari a fait le choix inverse : il a quitté Venise pour retourner au pays, convaincu de son devoir de citoyen et de fils. Des choix contraires qui vont marquer à jamais les vies de Cornelia et Lucrèce, liées à un pays commun qui n'est pourtant pas le leur : l'Ethiopie. A travers la douleur et la tristesse, mais aussi au travers de grands et de petits bonheurs, chacune avance dans sa propre vie en appréhendant l'Histoire qui se déroule en toile de fond.
Lu par : Marie-Paule Pineau
Durée : 4h. 44min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 29020
Résumé:Moussa et Ibrahim ont grandi avec leur famille dans un campement touareg, aux confins du désert malien. Devenus adultes, persuadés que la vie nomade ne pourra perdurer telle qu'elle est, ils ont décidé d'aider les enfants de leur communauté à " entrer dans leur époque " en leur construisant une école. Une aventure extraordinaire qu'ils nous content à deux voix. Les auteurs nous font pénétrer dans la vie de ces petits princes des sables qui ouvrent les yeux sur une autre façon de vivre, qui luttent pour progresser tout en perpétuant les traditions. Ayant passé du temps auprès d'écoliers français, Moussa montre en quoi les enfants du désert et les élèves occidentaux sont à la fois si proches et si différents. Deux cultures de l'enfance face à face qui ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre... Si modeste soit-elle, cette petite École des Sables force le respect, elle est la preuve émouvante que l'éducation est une porte ouverte sur le monde de demain.
Lu par : Marie-Rose Delaloye
Durée : 12h. 16min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 29913
Résumé:Malgré la détermination du pharaon Sésostris, malgré le efforts conjugués de ses généraux qui cherchent - en vain - le coupable, malgré les incantations quotidiennes et les soins de la reine et des sept prêtresses de la déesse Hathor, le bel acacia d'Abydos se meurt... Mais parmi ces prêtresses, la plus mystérieuse, celle qui hante les nuits du jeune scribe Iker, a une idée : pour sauver l'" arbre de vie ", il faut construire à Dachour une nouvelle pyramide incarnant Osiris. Sésostris est d'accord, ils trouvent ensemble l'endroit idéal, les travaux vont pouvoir commencer, sous le regard bienveillant d'Isis. Ce qu'ils ignorent l'un et l'autre, c'est qu'un triple complot se trame contre lui : d'une part, l'Annonciateur, ce barb diabolique qui prêche aux tribus du désert, a décidé d prendre le pouvoir en faisant assassiner Pharaon ; d'autre part, à la Cour même du roi, un traître ambitieux et voleur n'a plus qu'une solution, éliminer son maître ; enfin Iker lui-même, trompé par les apparences, croit le moment venu de régler ses comptes. Or Sésostris est rarement seul, jusqu'au jour où l'occasion se présente...
Lu par : Marie-France Anger
Durée : 19h. 57min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 26552
Résumé:De la famille Daudet, on connaît généralement Alphonse, le patriarche provençal, l'auteur de La Chèvre de Mr Seguin et de Tartarin de Tarascon. On connaît aussi son fils Léon, écrivain lui aussi et tribun redouté de la IIIe République, dont la pensée a nourri longtemps l'extrême droite française. Mais sait-on qu'il ne s'agit là que de deux rejetons d'une famille singulière ? C'est l'«âge d'or» de cette famille, du milieu du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, que raconte ce livre. On y croisera Vincent et Adeline, parents d'Alphonse, petits commerçants en Provence, fervents catholiques et monarchistes convaincus. On verra Alphonse «monter» à Paris et mener la grande vie dans les fastes du Second Empire avec Ernest, son frère aîné, lui aussi écrivain prolifique mais moins brillant. On croisera, dans leur cercle d'amis, les Goncourt, Flaubert, Zola et Tourgueniev, mais aussi Frédéric Mistral et les félibres ; on fera la connaissance de Julia, la femme d'Alphonse, qui écrivait elle aussi aux côtés du grand homme. À la génération suivante, c'est Léon, dont le mariage avec Jeanne Hugo défraya la chronique et qui devint l'un des piliers de l'Action française, mais aussi Lucien Daudet, son frère cadet, poète ami de Proust. Enfin, on apprendra le tragique destin de Philippe, fils d'Alphonse, dont la mort violente fut entourée d'un mystère encore irrésolu. Racontée avec brio, la saga de cette famille hors norme offre une traversée originale d'un siècle d'histoire française : histoire littéraire, culturelle, politique, qui conduit comme sans crier gare de la bohème insouciante du Second Empire aux ombres de la contre-révolution de Vichy.
Lu par : Marie-José Caillard
Durée : 13h. 40min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 21247
Résumé:Apres l'indépendance des anciennes colonies, les relations entre Afrique et la France ont changé de nature mais, obscurément, elles demeurent plus fortes qu'on ne le croit. Il est vrai que l'aventure française en Afrique ne fut pas seulement affaire de conquêtes et de colonisation. La passion y eut sa part. Une passion si intense que, pendant plusieurs décennies, le continent noir continua d'occuper une place particulière dans l'imaginaire de l'ancienne " métropole ". Qu'il s'agisse de la littérature, de l'art, de la mémoire militaire, de la tradition administrative ou de l'enseignement, l'Afrique fut et demeure inextricablement mêlée à l'histoire française. Pour le pire, quelquefois ; pour le meilleur souvent. C'est ce prodigieux roman franco-africain, cette singulière " histoire d'une passion " qu'a reconstitué Jean de la Guériviere. Journaliste ayant longtemps sillonné l'Afrique, l'auteur a confronté ses impressions personnelles aux témoignages innombrables de ceux qui l'avaient précédé sur le terrain. Puisant dans la littérature, dans les documents et dans les archives de l'époque coloniale, questionnant les témoins d'ici et de là-bas, revisitant les principaux lieux, il évoque tous les aspects d'une extraordinaire aventure. Sans triomphalisme mais sans " repentance ".
Lu par : Marie-Laure Doucet
Durée : 5h. 42min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23246
Résumé:Marie Pezé a ouvert la consultation Souffrance et travail en France à Nanterre en 1997 première d une vingtaine qui ont vu le jour un peu partout en France. Pendant treize années elle y a reçu des patients aux profils les plus divers du cadre sup à la simple secrétaire de l aide soignante au chef comptable tous ceux que l on appelle les « Ressources humaines ». Dans ce livre elle leur donne la parole pour rappeler d abord que le travail n est pas une valeur en voie de perdition. Qu au contraire s il peut sauver aussi bien que tuer c est parce qu il occupe une place centrale dans nos vies et dans notre société. Marie Pezé dresse ce constat terrible : les troubles liés au travail se généralisent et s aggravent ; des pathologies comme la mort subite au travail habituellement réservées aux hommes touchent désormais de jeunes femmes ; enfin l hyper-productivisme devient la règle de fonctionnement dans toutes les entreprises fragilisant l ensemble des salariés. Ce livre est d abord une galerie de portraits : Agathe l aide-soignante qui veut par dessus tout préserver la sécurité des patients hospitalités Solange l assistante de direction propulsée sur un plateau téléphonique qui tente de se plier aux exigences contradictoires du management Serge le cadre sup qui ne sent vivant que dans la surcharge de travail François juriste d entreprise qui a tenté de se suicider sur son lieu de travail parce qu il « n y arrivait pas ». Et bien d autres... En nous faisant entrer dans sa consultation Marie Pezé nous permet de décrypter des situations de leur donner du sens. De comprendre par exemple que la notion de harcèlement seule n explique pas pourquoi certaines personnes comme Solange consentent à des situations intenables ; ou encore que la solitude voire la folie comme dans le cas d Agathe sont le lot de ceux qui veulent défendre un travail bien fait ; ou encore qu une rationalisation excessive conduit à un tel appauvrissement du travail effectué que les individus concernés peuvent se mettre à adopter des conduites criminelles. Au fil de ces chroniques Marie Pezé nous laisse entrevoir la difficulté pour la psychanalyste qu elle est d affronter une telle lourdeur sociale. Et elle prévient : « Les Ressources humaines sont en danger ». C est pourquoi elle insiste sur l évolution de cette consultation celle des outils de diagnostic et sur le travail pluri-disciplinaire accompli avec les juristes et les médecins du travail. Et elle interpelle les managers et les responsables des ressources humaines : en nous faisant entrer dans sa consultation en présentant ses outils de diagnostic elle invite chacun à sa mesure à prendre sa part de responsabilités.
Lu par : Elisabeth Duclert
Durée : 4h. 39min.
Genre littéraire : Société/économie/politique
Numéro du livre : 23241
Résumé:Il était huit heures moins dix quand j'ai reçu le premier coup de fil. C'était un journaliste de RTL. Il m'annonçait avec ménagement que, selon une information officieuse, Jacques Martin serait décédé dans la nuit. «Nous vérifions. Si la nouvelle se confirme, malheureusement, est-ce que je peux vous rappeler pour que vous disiez quelques mots sur votre ami ?» J'avais à peine raccroché que le téléphone sonnait à nouveau : «C'est Europe 1. L'agence France Presse vient d'annoncer la mort de Jacques Martin. Vous pouvez rester en ligne ? Nous aimerions vous interviewer en direct dans le journal de huit heures. - Oui, oui, bien sûr», répondis-je. Mais que dire en de pareils moments ? J'étais profondément triste, mais pas vraiment surpris. Le véritable choc, je l'avais eu un mois auparavant. Troublé par une sorte de pressentiment, j'avais subitement décidé d'aller voir Jacques à l'hôtel du Palais à Biarritz, où il était venu se réfugier après sa séparation d'avec Céline, sa dernière compagne. En le découvrant dans son fauteuil roulant, le corps amaigri par la maladie, le visage émacié et le regard fixe, j'avais difficilement retenu mes larmes. Il ne parlait pratiquement plus mais il avait fait comprendre à son infirmière qu'il souhaitait que je reste déjeuner avec lui et avec David, son fils aîné, venu lui rendre visite. Il faisait beau. Nous nous sommes installés au bord de la piscine, où s'ébattaient ses deux derniers enfants, Clovis et Juliette, en compagnie de leur nounou. Autour de lui, nous affichions tous un air enjoué pour ne pas gâcher ces moments précieux et apparemment heureux. Mais il n'a pas touché à son assiette. Il semblait déjà très loin de nous. En le quittant, ce jour-là, je savais que je l'embrassais pour la dernière fois. Au moment d'intervenir à l'antenne, pourtant, je préférai ne pas évoquer ces images douloureuses qui me hantaient, pour ne rappeler que les plus beaux souvenirs de notre longue amitié.